POINT DE PRESSE DU 13 OCTOBRE 2011

Déclaration de la candidate Edith Kahbang Walla

Au lendemain de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011, le Cameroon People’s Party remercie les millions d’électrices/eurs, les milliers de militant/es, sympathisant/es, scrutatrices/eurs et volontaires qui partagent notre vision du Cameroun Leader et qui se sont engagés pour réaliser cette vision pour notre nation.
Le 9 octobre nous avons passé une étape importante pour la réalisation de cette vision, nous maintenons le cap sur Le Cameroun Leader et demandons à tous ceux et celles qui se sont engagé/es de se préparer pour les prochaines étapes. Nous demandons à tous les Camerounais/es qui ne sont pas encore impliqué/es dans l’action politique pour l’alternance du système de gouvernance camerounais à partir du plus haut niveau de se joindre à nous.
Le CPP a réalisé des performances importantes pendant cette élection, notamment :
• Des résultats obtenus, qui se classent parmi les meilleurs sur l’ensemble des régions du Cameroun et dans la Diaspora
• Une mobilisation extraordinaire des volontaires pour assurer la présence du CPP sur l’ensemble du triangle national
•Une efficacité et une innovation hors pair dans la conduite de la campagne
Cependant, le degré des irrégularités et de fraudes vécues pendant l’élection amène le CPP à demander l’annulation du scrutin dans l’intérêt de la démocratie camerounaise.
De fait, l’élection qui s’est déroulée le 9 octobre est une honte pour le Cameroun tout entier. Nous avons étalé notre incompétence en matière de gestion d’un processus électoral au monde entier. Cette élection est loin de se conformer aux normes africaines, n’en parlons pas des normes internationales. Pourquoi le régime actuel fait-il toujours des choix qui place le Cameroun parmi les médiocres ?
Ceux et celles qui ont fraudé ont manqué de respect pour nous citoyens/nes Camerounais et pour notre patrie. Ceux et celles qui ont posé des actes criminels en introduisant la violence, le meurtre et la haine ethnique ont effectivement mis la sécurité et la paix de notre pays en danger.
Le CPP demande aux camerounais/es de se mobiliser pour reprendre notre pays en main. Notre formation politique a mené les actions suivantes à la suite du 9 octobre :
•Le 12 octobre un recours de demande en annulation à été déposé à la Cour Suprême siégeant en tant que Conseil Constitutionnel
•Une action commune avec les autres partis politiques et acteurs de la société civile est en cours portant sur :
oL’annulation du scrutin du 9 octobre
oLa réforme immédiate du système électoral
oLa mise en place d’un cadre de concertation entre le gouvernement, les partis politiques et ELECAM afin de définir un calendrier et des modalités claires pour la réforme du système électoral et la programmation de nouvelles élections.
Enfin, nous nous attèlerons au renforcement de la mobilisation et structuration du CPP afin d’intégrer tous les nouveaux membres, de renforcer les capacités des membres existants et assurer l’excellente préparation de notre formation politique pour toutes les actions futures à mener.

Le déroulement de cette élection souligne l’importance pour l’ensemble des camerounais et camerounaises qui souhaitent voir un changement à la tête de notre nation, de se mobiliser, s’organiser et d’agir. Le grand gagnant de cette élection est l’immobilisme et la non-participation. L’une des conclusions les plus importantes à tirer de cette élection est le fait que l’immobilisme et l’inaction sont les meilleures complices du régime actuel. Le destin du Cameroun est entre nos mains, c’est l’action stratégique et structurée de la majorité des camerounais/es qui nous permettra de reprendre ce destin en main. Le pouvoir est en nous.

Edith Kahbang Walla
Présidente CPP
Candidate à l’Election Présidentielle du 9 octobre 2011

Le 3ième et Décisif Rendez-Vous – Il est l’heure !

Il est l’heure !
Chaque peuple, chaque nation, a son périple. Nous, camerounais avons parfois le sentiment que le nôtre n’a pas de fin. En tant que peuple, nous avons lutté contre l’oppression pendant plus de 90 ans. Plusieurs fois nous avons eu des rendez-vous avec l’histoire et à chaque fois nous en sommes ressortis insatisfaits, frustrés, nous demandant si notre liberté ne viendrait jamais …

Le 1er Rendez-Vous
Lock Priso et Douala Manga Bell furent les précurseurs, menant des luttes contre la domination allemande dès le début du 20ième siècle. Le 22 juillet 1931, les femmes commerçantes de Douala décident que ça suffit, elles marchent sur le bureau du gouverneur français pour protester contre les taxes exorbitantes. De là jusqu’au début des années soixante, les nationalistes se battent des deux côtés du Mungo pour mettre fin à l’oppression des colonisateurs. Ndeh Ntumazah, Um Nyobe, Emmanuel Endeley, Marthe Moumié, Augustine Ngom Jua, Gertrude Omog, les femmes Anlu de Kom, etc. sont tous des noms dont l’histoire reste à écrire afin que nos enfants puissent eux aussi construire leur avenir en s’appuyant sur la fondation de vraies héroïnes et héros pour faire face aux challenges de la vie. Trente ans de lutte de libération. Les nationalistes sont vainqueurs car ils construisent une vraie vision de l’indépendance, ils déclenchent un mouvement de libération à travers l’Afrique et, surtout, ils nous laissent un merveilleux héritage de fierté, la soif inextinguible d’une véritable indépendance. Mais ils perdent, nous perdons car ils ne dirigeront pas notre pays. Ils seront tués. Décapités. Et avec eux, notre première tentative de nous définir par et pour nous-mêmes. C’est notre premier rendez-vous avec l’histoire et nous en repartons la gorge nouée du goût amer de la défaite. C’est le point départ de la construction d’une fondation confuse, corrompue et douteuse qui est celle du Cameroun aujourd’hui.

Le 2ième Rendez-Vous
1989 et nous sommes de nouveau agités. Corruption, incompétence, oppression continue ont complètement anéanti tous les espoirs que nous nous sommes permis en 1982 croyant assister à la fin de la dictature. Les voix se lèvent à Garoua, Bertoua, Ebolowa, Bafoussam, Buéa, Douala, Yaoundé et au quartier de Ntarikon. Yondo Black, Vincent Feko, Henriette Ekwe, Albert Mukong, Ni John Fru Ndi et bien d’autres font eux aussi partie de cette histoire qui reste à écrire. L’espoir renaît une fois de plus. Le raz-de-marée venu de Bamenda prend de l’ampleur et se propage dans l’ensemble du pays. Du sang sera versé, des vies volées, des villes mortes feront partie de notre quotidien et les cartons rouges nous informerons que la nation est en guerre contre l’oppression. C’est le 11 Octobre 1992, nous sommes certains que nous avons enfin atteint l’indépendance pour laquelle nous nous battons depuis près d’un siècle. Les bulletins sont mis dans les urnes, le comptage initial est merveilleux. La liberté enfin ! Les résultats ne demandent qu’à être proclamés. Une fois de plus nous avons gagné car la nation s’est exprimée massivement sur le choix de son destin. Nous aurions désormais multiples partis politiques, maillons essentiel de la démocratie. Mais quand le résultat final est prononcé la victoire nous est refusée. La liberté totale, l’indépendance complète ne sera pas pour cette fois-ci non plus.
20 ans plus tard et il semble que nous ayons perdu non seulement notre chemin, mais aussi que nous ayons perdu notre volonté. Au moment où nous semblons nous résigner à ce qu’on nous dit être notre destin, vint Février 2008. Notre rage surgit. L’injustice de la vie dans un pays qui est riche, mais où 40% de ses citoyens vivent avec moins de 738 fcfa par jour. La vie inimaginable dans un pays où près de 500 personnes peuvent mourir du choléra parce que moins de 30% de sa population rurale a accès à l’eau potable et seulement 14% de cette même population a accès à des toilettes décentes. Quel scandale ! Dans ce même pays, le chef de l’Etat, dont le travail consiste à s’assurer que les citoyens ont de l’eau potable et des toilettes adéquates, se permet d’aller en vacances pour dépenser plus de € 1,000,000 en moins d’un mois. Echec sur échec, scandale sur scandale et nous nous rappelons que nous valons mieux que ça, que nous avons un potentiel extraordinaire qui attend d’être atteint. Cette combinaison de scandales et de ressources, d’échecs et de potentiels ; cette combinaison tourbillonne le sang de nos ancêtres qui est en nous.
Nous nous rappelons que nous sommes les enfants de combattants et combattantes de la liberté. Nous sommes les descendants des nationalistes qui ont combattu des ennemis plus redoutables que celui qui est en face de nous. Nous sommes d’une lignée de héros et d’héroïnes qui n’ont jamais céder face à la tyrannie et l’oppression.
La seule et unique raison de tout leur être, de leur combat, l’accomplissement de leur destin, c’est nous.
Pour nous, pour cette génération qui est la nôtre, il est l’heure…

Le 3ième et Décisif Rendez-Vous
2011 est notre prochain rendez-vous avec l’histoire. Nous le savons. C’est le tour de notre génération ; il est l’heure pour nous. Porter ce combat, nous le devons. Réaliser cette révolution pacifique, nous le devons. Nous nous le devons, nous le devons à nos ancêtres et nous le devons à nos enfants.
Il est l’heure! La seule question que chacun de nous doit se poser est “Quel est mon rôle?”, “Quelle est ma tâche?” Alors que nous nous avançons vers cette 3ième rencontre décisive, certaines choses clés doivent être faites:
• Reprenons notre pouvoir – Nous devons inverser la structure du pouvoir au Cameroun. C’est notre pays. Ce sont nos droits. Nous ne pouvons continuer à permettre que notre pouvoir collectif soit usurpé par une petite minorité.
• Reprenons en main nos élections – Nous ne devons pas permettre la confiscation des élections par un individu ou un petit groupe de personnes. Le système électoral nous appartient. C’est notre possession fondamentale en tant que citoyens. Par conséquence,
o Prenons possession de notre droit – Inscrivons nous sur la liste électorale
o Organisons nous – Rejoignez un groupe qui lutte pour la réforme électorale
o Faisons entendre notre voix – Allez à ELECAM, posez des questions, exigez des réponses, participez.
o Mobilisons nous – Par l’action non-violente, mais déterminée, en tant que peuple, nous sommes à mesure de nous assurer de la transparence et de l’équité dans ce système électoral
2011 est notre rendez-vous avec l’histoire. Il est l’heure, notre heure, l’heure du peuple. Abolissons la peur, levons-nous, agissons, ensemble nous allons oser inventer l’avenir de notre cher Cameroun.

Aout 2010

WALLA KAHBANG Edith
Candidate, Elections Présidentielle 2011

Lettre ouverte aux forces de l’ordre et de sécurité

Forces de l’ordre, forces de défense !

La nation camerounaise se trouve à un tournant historique. A peine les cinquantenaires célébrés, nous entrons de plein pied dans une élection présidentielle qui se tient dans un contexte particulier.

Sur le plan national, des signes de frustrations, d’insatisfaction et de souffrance sont partout manifestes ; et nous prédisent qu’à n’importe quel moment, une crise sociale et/ou politique peut survenir. 

Sur le plan international, le monde est en ébullition. Les régimes réputés puissants s’effondrent sous la pression populaire. Les peuples reprennent leur destin en main ; et à travers leurs expériences, une vérité évidente s’impose à tous : lorsque les peuples se lèvent, les choses changent !

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

Le peuple Camerounais n’est pas insensible à ces exemples éclatants. Ces exemples lui parlent, et l’interpellent. Nous voyons chaque jour, les Camerounais/es gagné/es par une aspiration nette et profonde à de meilleures conditions de vie, à plus de liberté, à un changement concret et immédiat.

Nous les voyons envier ceux qui ont osé mettre fin à un système inique, inefficace et méprisant.

Nous les voyons chaque jour se convaincre de l’imminence du changement au Cameroun.

Nous les voyons se persuader qu’il est l’heure d’oser inventer son avenir.

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

Les enjeux de la période actuelle sont immenses. Ils nous commandent à tous et à toutes, en tant que Camerounais/es, de prendre toute leur mesure et de faire preuve de courage et de considération.

Il est l’heure de mettre en place une nouvelle conception du pouvoir qui consacre la souveraineté du peuple.

Il est l’heure d’assurer que les richesses de notre pays garantissent l’épanouissement de tous/toutes les Camerounais/es.

Il est l’heure de garantir aux jeunes, aux femmes, aux personnes handicapées… l’avenir qu’ils méritent !

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

A l’instar de nombreux camerounais/es, vous êtes, vous aussi, avides de changement. Vous souhaitez que vos soldes soient revalorisées, votre statut amélioré, la gestion des carrières plus objective et le traitement entre les différents corps plus équitable,…

C’est à ce titre que vous aussi, autant que les autres Camerounais/es, êtes concernés par ce changement.

C’est dans cet ordre que vous devez pleinement assumer vos responsabilités à cette heure décisive.

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

Le 09 Octobre 2011, comme l’immense majorité des Camerounais/es, faites le choix clair de l’espoir, de la refondation de notre pays et de la prospérité collective.

En tant que gardiens de l’ordre, de la paix et de la sécurité, je vous exhorte à veiller au strict respect de l’intégrité du processus électoral et empêcher toute forme d’intimidations vis-à-vis des populations. Soyez  des forces qui rassurent et non des forces qui font peur. C’est votre responsabilité. C’est aussi en cela que consiste le maintien de l’ordre républicain.

Aussi, tenez-vous prêts!

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

Vous êtes une émanation du peuple. Ce dernier attend de vous que vous soyez du côté de la justice.

Vous êtes une composante de la nation camerounaise. Agissez pour le triomphe de sa volonté souveraine.

Vous avez juré honneur et fidélité à la nation. A ce titre, vous devez défendre la vérité des urnes.

Rappelez-vous que, vous êtes au service d’une nation et non d’individus.

Vous êtes au service d’un peuple et non d’un groupe de personnes.

Vous êtes au service de la République et non d’un parti.

Il est l’heure d’assumer vos responsabilités aux côtés du peuple. L’heure d’être une force juste. Une force au service du peuple, fidèle aux idéaux fondateurs de la nation. Vous devez être cette force ! Telle est votre responsabilité !

Ne manquez pas le rendez-vous de l’histoire ! Ne manquez pas de fidélité vis-à-vis de la nation ! Ne décevez pas vos fils, vos filles, vos pères, vos mères, vos concitoyens !

 

Forces de l’ordre, forces de défense !

Il est l’heure ! Le peuple d’abord !

 

WALLA KAHBANG Edith

Candidate à l’élection présidentielle 2011

Cameroon People’s Party

Save the Vote

Il Est l’Heure de “Reprendre notre pouvoir”

Portez vous volontaire scrutateur dans un bureau de vote, Votez le 09 octobre & Soyez dans votre bureau de vote à partir de 16h00 pour Sécuriser Nos Voix.
Chaque Voix Compte !

The Time is NOW to “Take Back our Power”

Volunteer to be a polling agent, Vote on 09 October & Be at the polling station as from 16:00 to Save Our Vote.
Each Vote Counts!
WALLA KAHBANG Edith, CPP

 

SEND A TEXT MESSAGE TO ALL YOUR FRIENDS TO “SAVE THE VOTE” at 16.00 on Sunday 09 OCT.

Envoyer un message texte à tous vos amis pour «sauver la VOTE” à 16h00,  le 9 octobre

KAH WALLA – Women in the World Foundation

The Global Solutions Destination for Women

Women in the World Foundation

September 21, 2011 | Politics and Leadership

Kah Walla: “The Time is Now”

By Anna Louie Sussman

In a video taken in February this year, Kah Walla, wearing jeans and a
red t-shirt, stood facing the water cannon, her body leaning forward,
both fists raised high in the air. High-powered blasts of
chemical-tinged water wash over her and cloud the screen. Soon after,
the police beat her and her companions with clubs.

That day, she was one of an estimated 300 protesters who had gathered
in downtown Douala to peacefully demonstrate for democracy.

Today, she is a candidate in Cameroon’s October 9th presidential
elections, running under the slogan “The Time is Now.” Like February’s
tear gas incident, a recent day-long abduction by two men who
identified themselves as policement also failed to intimidate her.

She’s wildly popular according to polls, but a corrupt electoral
system will likely keep her out of power.
“Actually, she joked to me that now she knows she has a chance at
winning,” said Alyse Nelson, President and CEO of Vital Voices. “To
her, getting kidnapped is a sign that the party in power is taking her
candidacy seriously.”

Walla, now 46, attended Howard University before she returned to
Cameroon to launch STRATEGIES!, a successful consulting firm. She is a
member of the World Entrepreneurship Forum and has been honored by the
World Bank, Vital Voices and Newsweek for her development work,
business expertise and leadership.

She also founded the civil society group Cameroon Ô’Bosso, which
campaigns for electoral reform. In one of her signature initiatives,
she worked with Vital Voices to train over 500 women traders at
Sandaga, one of Douala’s largest produce markets in business
registration, tax procedures and space management. Today, the Sandaga
Market Women Traders Union boasts over 200 members and is actively
working to improve conditions at the market for women and men.

Her commitment to grassroots community engagement defines her
leadership style, said Nelson, who interviewed Walla for a forthcoming
book about women and leadership.

“It’s very easy to have a vision and speak from podium about that
vision,” said Nelson. “But for Kah, an effective leader is someone who
goes down into the community, sits with people and understands their
challenges, and listens. She worked at the grassroots of society with
these market women, and she will carry their voices with her as she
goes to run for president.”

In a sign of her ability to inspire, since she announced her candidacy
last October, (the first time a woman has run for president in
Cameroon’s 51-year history), three more women have announced theirs,
said Nelson, a huge step forward in a country that the World Economic
Forum ranks 114th out of 134 in its 2010 Gender Gap Index.

Her anything-is-possible attitude, she added, comes from a “deep
internal compass” that guides her vision of an inclusive, democratic
Cameroon.

“She has a deep commitment to a core set of values, and it’s so deep
that no matter what comes along – intimidation, adversity, or even
success, she is not swayed from that core vision,” said Nelson.

The invincibility of her spirit emerged in a letter written just after
her run-in with the police in February. With her eyes still burning
from the chemicals, and the welts on her back still stinging, she sent
out an email describing the day’s events: “Note my two fists up in a
victory symbol under the water cannon. That’s the lesson I learnt. The
power is within us. No amount of violence and hysteria can remove it.”

It’s not just the lesson she learned, Nelson says, but one that she
can teach us.

Anna Louie Sussman is a writer and editor for the Women in the World
Foundation website, and a frequent contributor to major U.S. magazines
and newspapers.

© 2011 Women in the World Foundation
http://womenintheworld.org/index.php/stories/entry/kah-walla

CPP sur le Terrain! – CPP on the Move!

Le CPP est très actif sur le terrain depuis le début du mois, objectif principal:Inscription sur les listes électorales.

 

Des unités du parti sont en train d’être installés partout dans le pays.  Ces unités sont responsable de:

  • S’assurer que toutes et tous leurs membres sont inscrits
  • Conduire des campagnes de sensibilisation et d’accompagnement des populations aux bureaux d’ELECAM
  • Identifer des personnes pouvant jouer le rôle de scrutateur et scrutatrice. 

Dans la cinq derniers jours plus de 45 cellules ont été installés dans le Sud Ouest, l’Ouest, le Littoral, l’Extrême Nord et le Centre. 

 

La Présidente Nationale, le Secretaire Général, le Secretaire Général Adjoint chargé de la mobilisation, tous les cadres du CPP sont sur le terrain.  Il estl’heure!

 

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The CPP has been on the move for the last few weeks with the priority focus of:Voter Registration.

 

Party units are bein installed across the country.  Units are responsible for:

  • Ensuring all members of a unit are registered to vote
  • Carrying out voter registration drives within their neighborhoods and towns
  • Identifying key persons who will become polling agents.

In the last week, over units 45 have been installed in the South West, West, Extreme North, Littoral and Center regions. 

 

The National President, the Secretary General, The Deputy Secretary General in charge of Mobilisation; all CPP leaders are on the field.  The Time Is Now! 

Mile 14, still in creation, but fully engaged

Ekona installs six CPP units

Muea would not be left behind

Barombi Kang with Gabriel Ngoh SW Regional Executive member

CPP Barombi Native

Ikiliwindi and Mabanda units

Kah Walla to Meet with Diaspora in Silver Spring, MD, USA

Kah Walla will meet with Cameroonians in Silver Spring, MD, USA

Meeting with the Diaspora
on Sunday July 24th 2011
from 4pm to 6pm
at the Silver Spring Civic Center, One Veterans' Place, Silver Spring, Maryland 20910
For GPS Directions: use 8525 Fenton Street address



Cameroon: The Will for Change, Interview with Kah Walla (Audio)

Since the beginning of February it was rumoured on the internet that Cameroon would launch it’s own Egypt-inspired protests on February 23, 2011. Once the Egyptian president fell, the call for demonstrations spread even more rapidly.

Among those who relayed and responded to the call, was Ms. Kah Walla, a candidate in the upcoming presidential election in Cameroon in October 2011. She is the founder of Cameroon Ô Bosso (Cameroon Let’s Go), a civil society organisation that supports free and fair elections in the country.

Cameroon’s President Paul Biya, has been in power for 28 years and is running for re-election later this year. His Special Intervention Brigade crushed the protest with force.

Kah Walla was among the protesters in the capital city Douala who were beaten on February 23.

Around 300 protesters showed up initially, but most fled when police began arresting people before they even got started. In the end they were less than 50 people.

At the end of this video of a protester’s beating uploaded to YouTube by le cameroun libre, she can be seen facing a water cannon with her arms raised high.

The sequence of events that led to this confrontation is shown in this video uploaded by Cameroon Ô Bosso on YouTube. Protesters wore red shirts, and formed human chains at a busy intersection blocking traffic.

An email Kah Walla wrote about the events of the day was posted by Mougoué Mathias, a Cameroonian living in Milan, on a Facebook group called THE LARGEST CAMEROONIAN GROUP ON FACEBOOK!!

She writes:

Finally a big boss in civilian clothes shows up. He wants to “teach me a lesson” as he said. He asks that I be put on the median in the middle of the street. Then he turned the entire water cannon truck on for my personal benefit. Note my two fists up in a victory symbol under the water cannon. That’s the lesson I learnt. The power is within us. No amount of violence and hysteria can remove it.

The icing on the cake is that as we choked and burned from the chemicals on the water, they then asked us to climb onto their truck. As we climbed up, with our backs turned, they hit us with their clubs. The only feeling I had was sadness that those whom you and I’s taxes pay to protect us show such extreme cowardice and meanness. After climbing onto the truck they let us catch our breaths then set us free. What was the point of climbing onto the truck? Just so they could beat our backs? Sad.

Military was deployed in different parts of Douala. Photos appeared on Mboa Blog [fr] a Cameroonian web portal.

Kah WallaKah Walla

Interview with Kah Walla

In the following interview, Kah Walla shares her thoughts on the political and social situation in Cameroon, and the possibility for an “Egypt Like” revolution. She says the protests that began on February 23 are the beginning of a political process which is headed in the right direction:

Although she thinks that Cameroonians have entered a new “process” the female politician doesn’t think that the time for an “Egypt Like” revolution has come. Her movement mainly wanted to show through this action that people should and can demonstrate in spite of “huge repressive force”:

Africanews website also reports that other political figures were arrested, like Member of Parliament Jean Michel Nintcheu, Deputy of Douala.

Kah Walla further explains that she and her organisation are not calling for Paul Biya, President of Cameroon since 1982, to step down; but that they wish to foster a “systemic change” in the country:

According to the presidential candidate, in spite of the violence endured, in spite of arrests, many Cameroonians are more determined than ever to put an end to this system:

Creative Commons License
Written by Julie Owono